Suivi de la qualité de l’air de l’air dans l’environnement du chantier de dépollution d’une ancienne raffinerie MOBIL à Frontignan (34)

Publié le 07 décembre 2016

AIR LR a effectué un suivi de la qualité de l’air dans l’environnement du chantier de dépollution de l’ancienne raffinerie MOBIL réalisé par la société ARCADIS mandatée par ESSO. Cette surveillance a été menée pendant les deux premiers mois du chantier.

Le chantier de dépollution visait à tester une technique de dépollution des sols par bio-dégradation naturelle accélérée (dégradation naturelle grâce à l’utilisation de bactéries).
Cette étude, réalisée à partir d’un laboratoire mobile complété de capteurs, a permis de mesurer les concentrations de plusieurs polluants atmosphériques pouvant être émis par les activités du chantier (hydrocarbures, sulfure d’hydrogène)

OBJECTIFS :

  • Réaliser un suivi en continu de la qualité de l’air pendant les 2 premiers mois du chantier (excavation, mise en place et premier mois de fonctionnement des structures de bio-dégradation “biopiles”)
  • Comparer les résultats aux valeurs réglementaires et de référence
  • Proposer un dispositif de surveillance qui pourrait être mis en oeuvre pendant la période restante du chantier, si besoin, en fonction des résultats obtenus

Respect des valeurs de référence sur la majorité des sites de mesure

Les concentrations moyennes d’hydrocarbures et de sulfure d’hydrogène sont inférieures aux valeurs de référence existantes. En revanche, la valeur de référence du sulfure d’hydrogène est dépassée sur l’un des site de mesure, sans lien avec l’activité du chantier.

Influence du chantier sur la qualité de l’air uniquement pendant la phase d’excavation des terres polluées

Les mesures ont mise en évidence une hausse des concentrations d’hydrocarbures dans l’air ambiant, parfois importantes mais de courte durée, uniquement pendant la phase d’excavation du chantier.

En revanche, les mesures n’ont montré aucune incidence du chantier sur les concentrations de sulfure d’hydrogène dans l’air ambiant.

Présence d’autres sources de polluants sans lien avec le chantier

Les mesures ont mise en évidence la présence d’une source d’hydrocarbures au Sud du chantier, enregistrée en l’absence d’activité d’excavation, ainsi qu’une source de sulfure d’hydrogène à proximité du canal en relation avec des nuisances olfactives signalées par certains riverains.

Les résultats du suivi de la qualité de l’air réalisé pendant les deux premiers mois du chantier devraient permettre de définir la nécessité, ou non, de poursuivre les mesures jusqu’à la fin des opérations de dépollution.

Ces résultats ont montré une influence du chantier uniquement pendant la première phase du chantier correspondante à l’excavation des terres polluées. Aucune influence n’a été mise en évidence pendant la phase suivante, une fois les biopiles en fonctionnement. Ce suivi n’a donc pas été poursuivi pendant la durée restante du chantier.

 

 

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