Moyens de mesures

AIR Languedoc-Roussillon dispose de différents moyens afin de surveiller et mesurer la qualité de l’air

 

Appareils de mesure

baies_intChaque station fixe de mesure est équipée d’analyseurs mesurant, en continu et de manière automatique, un ou plusieurs polluant(s) spécifique(s). L’air est prélevé à l’extérieur par aspiration grâce à une pompe, au niveau d’une tête de prélèvement externe à la station de mesure. L’air est ensuite acheminé à l’intérieur des analyseurs par des lignes de prélèvement en téflon. Les analyseurs détectent la concentration des polluants présents dans l’air prélevé grâce à des méthodes basées sur les caractéristiques optiques ou physiques des polluants (chimiluminescence, fluorescence UV …).
Les mesures réalisées par les analyseurs sont enregistrées localement dans des stations informatiques d’acquisition. Un poste central informatique communique en permanence avec ces stations d’acquisition pour les collecter.

Pour en savoir plus: Techniques de mesures des analyseurs de la qualité de l’air

Moyens mobiles

AIR Languedoc-Roussilon est doté de systèmes mobiles de mesure de la pollution atmosphérique :

  • 3 laboratoires mobiles (équipés selon les besoins)remorque_new
  • de préleveurs haut débit pour les pesticides, produits phytosanitaires et les HAP
  • de préleveurs bas débit pour les pesticides et métaux lourds en particulier (partisol).

Des campagnes spécifiques de mesure sont menées sur l’ensemble de la région, pour :

  • Surveiller la qualité de l’air dans des zones non couvertes par le réseau fixe de surveillance et valider l’emplacement de futures stations permanentes de mesure,
  • Réaliser des études d’impact à proximité d’établissements industriels ou d’axes de circulation,
  • Initier des mesures de « nouveaux » polluants (pesticides, HAP, métaux lourds …).

Echantillonneurs passifs

btx2Le principe général de l’échantillonneur passif consiste en un capteur contenant un adsorbant ou un absorbant adapté au piégeage spécifique d’un polluant gazeux. Le polluant gazeux est transporté par diffusion moléculaire à travers la colonne d’air formée par le tube jusqu’à la zone de piégeage où il est retenu et accumulé sous la forme d’un ou plusieurs produits d’adsorption/d’absorption.

Dans la pratique, l’échantillonneur est exposé dans l’air ambiant (dans un abri semi-ouvert permettant de protéger le capteur des intempéries et de limiter les effets du vent, tout en maintenant une circulation suffisante de l’air) , puis ramené au laboratoire où l’on procède ensuite à l’extraction et à l’analyse des produits d’adsorption/d’absorption.

En connaissant la durée d’exposition du capteur et ses dimensions géométriques, ainsi que le coefficient de diffusion dans l’air du composé que l’on recherche, on en déduit, grâce à la loi de Fick, la concentration du composé dans l’air ambiant pendant la période d’exposition.

AIR LR utilise les échantillonneurs passifs pour le dioxyde d’azote, les composés organiques volatils (dont le benzène), l’ammoniac, les aldéhydes…

Canisters

Un canister est un récipient étanche de quelques litres, placé en dépression, dans lequel on prélève, pendant quelques heures, canister_transparentdes échantillons d’air qui sont, ensuite, analysés en laboratoire. Pendant le prélèvement d’air, le débit est maintenu constant grâce à un régulateur de débit placé en amont du canister.

Les canisters utilisés par AIR LR sont en inox électropoli. Ce traitement permet d’avoir une surface interne passivée qui permet une conservation optimale de l’échantillon d’air prélevé.

Mesure des poussières sédimentables

Galiberte_5aLa mesure des poussières sédimentables suit la norme NF X43-007, en cours de révision. Les poussières se déposent sur une plaquette métallique de surface connue, enduite d’un fixateur.
Pour les réseaux gérés par AIR LR, la durée d’exposition des plaquettes a été fixée à un mois.
Les plaquettes sont ensuite analysées en laboratoire. Les résultats sont exprimés en milligramme de poussières déposées par mètre carré et par jour (mg/m²/jour).

Laboratoire de vérification métrologique

20080811_Photos_Labos 026AIR LR effectue depuis 2003, la réception des analyseurs des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air du Languedoc-Roussillon (AIR LR), de la région PACA (AtmoPACA et AIRFOBEP) et, depuis 2007, de la Corse (Qualitair Corse).
L’objectif est d’assurer la fiabilité des équipements neufs, en procédant à une série de tests de conformité (linéarité, répétabilité, dérive…) avant leur installation en station.

La vérification se déroule en 3 étapes et concerne les analyseurs automatiques de NO/NO2, SO2, O3 et CO :

  • Vérification visuelle
  • Vérification administrative
  • Vérification fonctionnelle et métrologique : vérification du bon fonctionnement de l’analyseur; évaluation des caractéristiques métrologiques et vérification du respect des critères de conformité.

Réseau de « Nez »

reseau_nezUn panel de riverains, choisi dans une zone géographique donnée, fournit des observations sur la gêne olfactive ressentie à partir des fiches standard mises en place par AIR LR. Ces riverains volontaires disposent de grilles quotidiennes de mentionner – heure par heure – les odeurs senties – ou pas – avec un certain nombre de caractéristiques (intensité, ressemblance).
Les fiches remplies sont ensuite exploitées par Air LR, notamment au regard des conditions de vent, des informations sur le fonctionnement des sources potentielles d’odeurs, ainsi que des mesures physico-chimiques (s’il en existe).

Mesure des pollens

De nombreuses méthodes existent pour mesurer le contenu pollinique de l’air.
Deux méthodes volumétriques sont utilisées dans la région montpelliéraine : la méthode HIRST et la méthode COUR.

La méthode Hirst

Le principe de cette méthode est basé sur l’aspiration d’un volume d’air connu avec projection des grains de pollen sur une capteur_hirstsurface piège. L’appareil est une pompe électrique montée sur une girouette qui prélève 10 litres d’air / minute.
A l’issue du prélèvement, les analyses consistent à identifier et comptabiliser les grains de pollen captés. Pour les différents pollens identifiés, les résultats sont exprimés en nombre de grains de pollen (et / ou de spores) contenus en moyenne par m3 d’air.

La méthode Cour

La méthode Cour recueille les grains de pollen naturellement, sans les aspirer, à l’aide d’une girouette porte-filtre exposée àcapteur_cour tous les vents (Intercepteur  Pollinique de type COUR). Les grains de pollen sont interceptés par des Unités filtrantes verticales de gaze hydrophile de 20 cm de côté que l’on glisse dans les cadres porte-filtres. Après exposition, les filtres sont ensachés, répertoriés et expédiés en vue de leur traitement chimique. Le traitement des filtres, destiné à détruire le support filtrant ainsi que toutes les autres particules piégées en même temps que les grains de pollen et les spores, est effectué dans une salle sous atmosphère filtrée afin d’éviter toute contamination pollinique locale. L’analyse pollinique consiste à déterminer et comptabiliser les grains de pollen piégés durant l’exposition des filtres. Un anémomètre totalisateur placé à proximité de l’intercepteur permet d’évaluer la quantité de vent passé à travers les filtres et ainsi d’estimer les résultats en nombre de grains contenus en moyenne par m3 d’air.

close