FAQ

Formaldehyde et air intérieur

Le formaldehyde appartient à la famille des COV (composés organiques volatils).  Il est présent à l’état de gaz dans l’air ambiant, est irritant pour les yeux, le nez, la gorge et est classé comme cancérogène depuis 2004.
Il est émis lors de la combustion incomplète de produits organiques ou par des matériaux de construction et d’ameublement (peintures, laques, colles, contreplaqué, mousses urée-formol…).
L’amélioration de la qualité de l’air intérieur passe par la mise en oeuvre d’une politique suivie de ventilation couplée à une limitation des sources.

Quels sont les principaux polluants de l'air intérieur ?
Les principaux polluants de l’air intérieur sont attribués aux habitudes des occupants mais également aux matériaux de construction ou d’ameublement.
Les principaux polluants de l’air intérieur sont attribués aux habitudes des occupants mais également aux matériaux de construction ou d’ameublement.
Parmi les polluants chimiques la fumée de tabac reste la principale source de pollution (nicotine, goudron, monoxyde de carbone)suivie par les appareils de combustion destinés à cuire les aliments ou à se chauffer (monoxyde de carbone, oxydes d’azote). Certaines substances chimiques employées lors de la fabrication des différents éléments qui équipent un logement ( résines urée-formol, colles vitrificateurs, produits ménagers ou phytosanitaires) peuvent  constituer une source importante de formaldehyde et de composés organiques volatils.
Parmi les contaminants biologiques de l’air intérieur on trouve les allergènes (acariens, salive et poils de certains animaux domestiques) les moisissures (dans les pièces humides) et les bactéries (systèmes de climatisation, réseau d’eau froide, humidificateurs…).
A ce tableau il convient d’ajouter les apports éventuels de polluants venus de l’air extérieur.
Suis je plus exposé à la pollution quand je roule en vélo ?

A trajet équivalent, en comparant l’exposition aux polluants d’un automobiliste au cœur du flux de circulation et d’un cycliste, on observe que l’air inhalé par le cycliste est en général moins pollué et cela dès qu’il s’éloigne du flux de véhicules (pistes cyclables).
Il est recommandé aux cyclistes de bien choisir leur trajet : choisir les axes les moins fréquentés et les mieux adaptés  aux cyclistes permet de limiter l’exposition à la pollution.

Quel lien pollution de l'air-réchauffement climatique ?

Pollution de l’air et réchauffement climatique

 

La température moyenne de la planète s’est élevée de 0,6°C au XXème siècle. Au cours du siècle à venir, elle devrait s’accroître d’au moins 1,4 °C, et jusqu’à 5,8 ° C si nous ne faisons rien. Il est établi aujourd’hui avec certitude que ce phénomène tient à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre liés aux activités humaines et, en particulier, au dioxyde de carbone (CO2).

 

Qu’est ce que l’effet de serre ?

L’effet de serre est un phénomène naturel. L’énergie solaire qui parvient au sol réchauffe la Terre et se transforme en rayons infrarouges. Les gaz présents dans l’atmosphère piègent une partie de ces rayons qui tendent à la réchauffer : sans effet de serre, la température moyenne sur la Terre serait de -18 °C et peu d’eau serait sous forme liquide. Cet effet a donc une influence bénéfique puisqu’il permet à notre planète d’avoir une température moyenne de 15° C, et donc la vie sur terre.

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Rapport entre l’effet de serre et le réchauffement climatique :

Depuis le début de l’ère industrielle, l’homme a rejeté dans l’atmosphère des gaz (gaz carbonique, méthane, oxydes d’azote, etc.) qui augmentent artificiellement l’effet de serre. Si cet ajout à l’effet de serre naturel est faible (environ +1 %), il est amplifié par la vapeur d’eau et a ainsi contribué à l’augmentation de la température moyenne de notre planète d’environ 0,5 °C au cours de la seconde moitié du vingtième siècle.

Conséquences de l’effet de serre :

Les dernières années ont donné quelques aperçus des risques que ferait courir le changement climatique au continent européen : même s’il n’est généralement pas possible d’attribuer tel ou tel événement météorologique extrême (tempête, inondation, vague de chaleur…) au dérèglement climatique, les faits observés matérialisent fidèlement les résultats du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC). Certains effets du dérèglement climatique sont d’ailleurs déjà visibles en France : élévation de 0,9°C en un siècle de la température moyenne annuelle et retrait des glaciers.
A très long terme, des perturbations importantes pourront également intervenir dans les courants marins et les glaces polaires, avec des conséquences sur la répartition du réchauffement climatique selon les régions du globe, notamment un réchauffement moins marqué sur l’Europe du Nord.

Pour en savoir plus : http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Effet-de-serre-et-changement-.html

Quelle est la composition de l'air ?

L’air est constitué de 78% d’azote (N2), 21% d’oxygène (02) et 1% d’autres gaz.

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Les effets de la pollution de l’air se manifestent à différentes échelles de temps et d’espace …Chaque jour, environ 14000 litres d’air transitent par nos voies respiratoires.

 » Constitue une pollution atmosphérique l’introduction par l’homme, directement ou indirectement, dans l’atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives. « 

L'été en bord de mer, on observe souvent des pics de pollution importants. Pourquoi?

La météo joue parfois des tours à l’indice Atmo. Les villes en bord de mer peuvent être victimes d’un phénomène appelé « brise de mer / brise de terre »…
Durant la nuit, un vent de terre froid souffle sur la ville et chasse les polluants vers la mer (dont la température est plus élevée). Dans la journée, les polluants, sous l’effet du soleil, vont se transformer en ozone. Le soir, la brise de mer s’installe. Il fait plus froid en mer… La brise peut rabattre l’ozone marin sur la ville. Il s’ajoute alors à celui fabriqué dans la journée… Du coup, l’indice Atmo grimpe encore plus vite et le pic de pollution fait son apparition !

Quand j’habite sur la côte, je profite pleinement du beau temps : je laisse ma voiture au garage et je choisis les transports de saison : vélo, roller, marche à pied, trottinette… Je profite du climat et je pollue moins.
Si je veux aérer ma maison, j’attends qu’il soit très tard, que le soleil soit couché et qu’il fasse frais. Je renouvelle l’opération tôt le matin, mais, dans la journée, j’évite de laisser rentrer l’air chaud et pollué.

Quelles sont les "personnes sensibles" concernées en cas d’alerte à la pollution ?

Certaines personnes sont a priori plus sensibles à la pollution de l’air : les enfants et les nourrissons dont les poumons sont en plein développement, mais aussi les personnes âgées, les personnes affectées de maladies cardiovasculaires ou respiratoires, les femmes enceintes, et les sportifs du fait de l’augmentation de leur débit pulmonaire pendant l’effort.

Que dois-je faire pour me protéger d'un pic de pollution si je suis sensible ?

En cas de pic de pollution de l’air les personnes « sensibles » doivent avant tout continuer scrupuleusement leur traitement médical à visée respiratoire ou cardiaque. Les activités demandant un effort physique important doivent être reportées. Il faudra éviter au maximum l’exposition à d’autres facteurs irritants (fumée de tabac, solvants, voies de circulation à fort trafic) .

L'Ozone, ami ou ennemi ?

Dans la troposphère, entre le sol et 10 Km, la concentration en Ozone devrait être naturellement faible. Mais, depuis le début du XX ème siècle, les concentrations n’ont cessé d’augmenter régulièrement pour dépasser aujourd’hui les seuils d’effets sur la végétation et la santé et provoquer, surtout l’été, de fréquents déclenchements des procédures de recommandation et d’alerte à la pollution de l’air.
L’ozone (03) est un gaz à fort pouvoir oxydant utilisé pour la stérilisation en milieu médical ou pour la désinfection des eaux. Ce gaz très agressif, peu soluble, pénètre facilement jusqu’aux voies respiratoires les plus fines. Il provoque, surtout chez les enfants et les asthmatiques, une baisse de la capacité respiratoire, voire la toux, ainsi que des irritations occulaires. Ses effets sont variables selon les individus et aggravés par l’exercice physique. L’ozone diminue chez l’asthmatique le seuil de réactivité aux allergènes auxquels il est sensibilisé et favorise ainsi, voire aggrave, l’expression clinique de sa maladie.
Il pénètre par les stomates des végétaux. Selon les plantes, il ralentit la croissance ou  crée des lésions caractéristiques qui se manifestent par l’apparition de petites taches nécrotiques réparties sur la surface des feuilles.
L’ozone accentue le pouvoir acidifiant des oxydes d’azote et du dioxyde de soufre en accélérant leur oxydation en sulfates et nitrates et accélère la dégradation des matériaux tels que le caoutchouc et les peintures (craquelures, décolorations, …).

Et la « couche d’ozone » ? L’Ozone qui se trouve entre 20 et 30 Km de la terre, au niveau de la stratosphère, joue un rôle de filtre, essentiel pour la vie sur terre, en arrêtant les rayonnements Ultra-Violets « durs » (UV-b et UV-C) du soleil.

mécanismes de destruction de la couche d’ozone dans la stratosphère : http://www.appa.asso.fr/_docs/7/fckeditor/file/Manifestation/020925/sawerysyn.pdf

Quels sont les effets des oxydes d’azote sur ma santé ?

Les oxydes d’azote aussi appelés NOX sont émis lors des phénomènes de combustion. Les sources principales sont les transports, l’industrie, l’agriculture et la transformation d’energie. On peut également les retrouver à l’intérieur des locaux où fonctionnent des appareils à gaz (chauffe-eau, gazinière).
Ils sont nocifs pour l’appareil pulmonaire et augmentent la sensibilité des voies aériennes. Ils affectent particulièrement les personnes sensibles. Chez les ashmatiques, ils augmentent la fréquence et la gravité des crises. Chez les enfants ,  il favorise les infections pulmonaires.

Quels sont les effets du dioxyde de soufre sur ma santé ?

Le dioxyde de soufre (SO2) est émis lors de la combustion des matières fossiles (charbons et fiouls). Les sources principales sont les centrales thermiques, les grosses installations de combustion industrielles et les unités de chauffage industriel et collectif. Grâce à la suppression progressive du soufre dans les carburants, la contribution des transports est en baisse.
Le dioxyde de soufre est un irritant des muqueuses, de la peau, et des voies aériennes supérieures. Comme tous les polluants, ses effets sont amplifiés par le tabagisme.
Dans l’environnement, il se transforme en acide sulfurique au contact de l’humidité de l’air, et participe au phénomène des « pluies acides » qui contribuent à la dégradation des pierres et des matériaux de construction ainsi qu’à la destruction des forêts.
Si vous chauffez votre maison avec du fioul, surveillez votre consommation. Vous ferez des économies et vous participerez à l’amélioration de la qualité de l’air.

Quels sont les effets des poussières en suspension sur ma santé ?

Les poussières (ou particules) liées à l’activité humaine proviennent majoritairement  de la combustion des matières fossiles, du transport automobile, et d’activités industrielles comme la sidérurgie ou l’incinération. Leur taille et leur composition sont variables. Les plus grosses sont arrêtées au niveau des voies respiratoires supérieures alors que les plus fines peuvent parvenir jusqu’aux alvéoles pulmonaires. A des concentrations relativement basses elles peuvent alors irriter les voies respiratoires et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. Certaines pouvant être cancérigènes, on comprend mieux pourquoi il est important de réduire leur quantité.
Les propriétaires de véhicules diesel doivent absolument faire contrôler leur véhicule et s’assurer que celui-ci est correctement réglé.

Quelles sont les influences de la météorologie sur la pollution ?

Les conditions météorologiques ont de nombreuses influences sur la pollution :
– le vent favorise la dispersion des polluants. Mais en les déplaçant, il déplace les problèmes …
– la pluie permet, elle aussi, de lessiver l’air en dissolvant les molécules de dioxyde de soufre et d’oxydes d’azote dans l’eau. L’air est purifié, mais les pluies deviennent acides…
– le soleil intervient directement en transformant les oxydes d’azote et les hydrocarbures en ozone. C’est la pollution photochimique à l’ozone, fréquente l’été dans les régions chaudes et ensoleillées.
– en été, la température peut agir sur la formation d’ozone. En hiver, les différences de températures entre la nuit et le jour provoquent des inversions thermiques, véritables couvercles qui empêchent la dispersion verticale des polluants.
D’un jour à l’autre, même si les rejets sont identiques, les niveaux de pollution peuvent varier considérablement suivant les conditions météorologiques.

Et les odeurs ?
Une odeur est toujours un signal et la loi reconnaît comme une pollution à part entière « toute substance susceptible de provoquer des nuisances olfactives excessives ».

Souvent, odeur et pollution toxique ne sont pas liées. Cependant, respirer certaines odeurs, même à des niveaux de concentration non directement toxiques, peut constituer une vraie gêne pour la santé.
NB : un formulaire d’observations d’odeurs est disponible sur notre site internet .

http://www.air-lr.org/temoin-dune-pollution/

Pourquoi y a-t-il souvent plus d'ozone à la campagne qu'en ville ?

Les concentrations d’ozone les plus importantes ne sont pas nécessairement mesurées sur le lieu principal d’émission des polluants précurseurs (centres des agglomérations, zone industrielles) mais parfois à 50, 100 ou 150 km de là, sous les vents émetteurs.
En effet, en ville, sous l’action du soleil, les oxydes d’azote et les composés organiques volatils produisent de l’ozone mais celui-ci n’est stable que loin du trafic automobile. L’ozone transporté par les masses d’air loin de la ville reste stable, il s’accumule dans les zones périurbaines ainsi qu’en pleine campagne.

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